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Votre SSTI Drôme Ardèche

horaires atypiques

évaluation des risques

L’évaluation des risques induits par le travail de nuit ou le travail posté doit à minima prendre en compte les paramètres suivants :


  • Horaires de début et de fin de poste (1) (3)
  • Sens de rotation des postes dans le cas du travail posté : sens horaire (matin/après-midi/nuit) ou sens antihoraire (matin/nuit/après-midi) (1) (3)
  • Rythmes des rotations : ex : une semaine de nuit puis une semaine de matin puis une semaine d’après midi ou deux postes de nuit suivis de trois postes d’après midi suivi de deux postes de matin…(1) (3)
  • Type de tâches réalisées pendant les différents postes : charge cognitive, niveau d’attention requis, complexité, impact potentiel sur la sécurité, la sureté, la production…(3)
  • Organisation du travail pendant les postes : possibilité de prendre une pause fixe quand le besoin s’en fait ressentir, entraide au sein d’une équipe…(1)
  • Mode de sélection des travailleurs de nuit ou en poste : volontariat, désignation…(3)
  • Prise en compte et tentative de réduction des conflits entre les exigences temporelles professionnelles et celles relatives à la vie privée (famille, amis, activités sportives…) (3)
  • Sensibilisation des salariés aux risques et aux moyens de réduire ces derniers : quel contenu de la sensibilisation, sensibilisation orale, écrite, effectuée en interne ou avec l’aide d’intervenants extérieurs (médecin, préventeur…), sensibilisation réitérée périodiquement ? (3)

D’autres outils à caractère médical pourront être employés par des spécialistes en santé au travail et/ou des spécialistes du sommeil pour évaluer les risques individuels encourus par le salarié travaillant de nuit ou en poste.


Quelques outils parmi les plus utilisés sont :


  • Questionnaire de Horne et Ostberg relatif au chronotype (caractéristiques de l’horloge biologique)

Il permet de déterminer si le salarié est plutôt du soir (sujets ayant ses performances au maximum le soir, se couchant et se levant relativement tard, se réveillant fatigués et ou plutôt du matin (sujets fatigués le soir, se couchant et se levant tôt, se réveillent en forme et alerte et trouvant qu’il est difficile de rester éveillé la nuit) (2). Les salariés de chronotype matinal ont un risque de désadaptation au travail de nuit ou travail posté comportant des postes de nuit plus élevé que ceux « du soir » (4).


Accéder au questionnaire de Horne et Ostberg


  • Echelle d’Epworth pour l’évaluation de la somnolence

Cet outil permet d’évaluer le niveau de somnolence habituelle à moyen et long termes durant les phases d’éveil.


Questionnaire EpworthType : pdf / Taille : 122.37 Ko
  • Agenda du sommeil :

Cet outil offre une vue synthétique du rythme quotidien d’activité et de repos ainsi que des événements nocturnes et diurnes en lien avec le sommeil (heure d'extinction de la lumière, temps mis pour s'endormir, éveils dans la nuit, heure de réveil et de lever matinal, somnolence diurne ou sieste…). Il représente une aide utile au niveau du diagnostic.


Accéder à un exemple d’agenda du sommeil


  • Actimétrie : examen du rythme veille-sommeil réalisé grâce à un petit appareil de la taille d’une montre, se portant le plus souvent au poignet non dominant, qui enregistre les mouvements, même de faible intensité. Cet appareil permet de repérer les horaires d’endormissement et de réveils, et d’apprécier l’existence d’éveils en cours de nuit. Il donne une idée sur la qualité du sommeil. Cette métrologie ne sera mise en œuvre par un spécialiste qu’en cas de présence de troubles du sommeil et de la vigilance.


  • Polysomnographie :

Examen pouvant être utilisé dans le cadre d’une consultation spécialisée pour un salarié souffrant d’importants troubles du sommeil (apnées du sommeil, syndrome des jambes sans repos, insomnies sévères…). Il permet d'analyser finement le sommeil grâce à des capteurs enregistrant l'électro-encéphalogramme, l'électro-oculogramme, l'électro-myogramme, la respiration…. Un sevrage complet en hypnotiques et en tranquillisants est nécessaire (5).







(1) : Recommandation de bonnes pratiques, surveillance médico-professionnelle des travailleurs postés et/ou de nuit, Haute Autorité de Santé (HAS), 2012.
(2) : J. Taillard, évaluation du chronotype en clinique du sommeil, Elsevier-Masson, 2009
(3): C. Rousseau et al, point de connaissance sur les horaires de travail atypiques, Institut national de Recherche et de Sécurité (INRS), ED5023, 2013
(4) : A. Adam et al, effet des horaires de travail postés et de nuit sur la qualité du sommeil, la vigilance et la qualité de vie, étude interrégionale Franco-allemande, Archives des Maladies Professionnelles et Environnementales, Elsevier-Masson, 2007.
(5) : https://sommeil.univ-lyon1.fr/articles/royant-parola/insomnie/sommaire.php